Abzû (2016 – Ps4, Xbox One, PC)

Quand on a goûté aux mers de sable, difficile de ne pas voir en Abzû le prolongement de Journey (2012). Emporté par le score d’Austin Wintory, il faudra toujours aller de l’avant mais cette fois-ci, en plongeant à corps perdu dans les profondeurs d’un océan. Ici, les environnements aquatiques sont somptueux et s’animent d’une vie bariolée avec ces bancs de poisson multicolores filant à toute vitesse. On croisera jusque dans les abysses de débonnaires mammifères marins aux tailles imposantes.

Flâner permet d’observer cette vie qui s’organise, de découvrir des formes inédites : c’est là la différence avec Journey. On peut y jouer sans s’arrêter, filer droit au but, et ne pas s’apercevoir de la magie qui nous entoure. Abzû a cette belle naïveté de croire que le joueur n’est pas qu’un joueur. Qu’il va s’arrêter un instant, tantôt pour contempler, juste pour contempler, tantôt pour virevolter en s’accrochant à des créatures marines pour d’éphémères ballets.

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