Dig Dug (1982 – Arcade, Atari 2600, Atari 7800, Nes)

Première partie émue sur une vieille Atari 2600, redécouverte en « haute définition » sur NES, Dig Dug qui date de 1982 est un émoi de l’enfance. Les jeux que l’on découvre les yeux écarquillés de bonheur, un temps ancien où quelques carrés et des boings suffisaient amplement. Vous êtes un exterminateur parti sous terre dénicher des monstres ronds et rigolos avec une pompe à vélo.

Creuser des tunnels, tirer sur les ennemis et les faire gonfler comme des baudruches jusqu’à explosion (le fameux pistolet pompe à vélo), rien de plus simple et de plus amusant. D’autant que l’ambiance sonore est titillante, ponctuant vos succès d’un petit final entraînant et qui ne donne qu’une envie : continuer encore et encore. Evidemment, les monstres ne resteront pas immobiles. Ils vous pourchasseront et attention, certains creuseront pour vous piéger, d’autres comme les dragons verts vous cracheront dessus des flammes dangereuses. Il faudra alors faire preuve de beaucoup de réflexes et de rapidité pour aller loin dans le jeu.

Dig Dug est un véritable classique kawaï, une perle signée Namco, déjà inventeur du grandiose et incontournable Pac-Man.

The Witness (2016 – Ps4, Xbox One, PC)

Braid se référait à Mario, The Witness du même Jonathan Blow fait penser à Myst, avec une île bien calme : une végétation luxuriante, des bâtiments abandonnés, d’étranges statues et aucun humain dans les parages… A la différence de Myst qui nous faisait interagir avec des mécanismes, on progressera par l’entremise d’écrans présentant des labyrinthes en apparence tout bêtes.

Quelque part, il faut oser sortir un jeu pareil : il s’agit d’une véritable compilation de 600 puzzles, rendue (très) difficile par l’absence d’explication. Bien entendu, la logique qu’on construit soi-même pour les résoudre sera régulièrement mise à mal. Mais si on est bloqué, libre à nous d’explorer de nouvelles zones et de découvrir des énigmes plus accessibles.

A la fois gratifiant et jusqu’au-boutiste dans son concept (autiste ?), The Witness a un grand pouvoir d’attraction, comme un beau casse-tête en bois paraissant insoluble. J’apprécie non seulement le grand retour des énigmes qui donnent le tournis (sensation vécue pour ma part à plusieurs reprises sur la trentaine d’heures de jeu), mais aussi de retrouver mes vieux amis « crayon à papier » et « feuilles à carreaux qu’on gribouille de schémas ».